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Catégorie : Au quotidien

Formation en ligne : un code déontologique pour bientôt ?

Formation en ligne : un code déontologique pour bientôt ?

Udemy & LiveMentor : deux systèmes complémentaires ?

Alors certes, je fais un peu ma pub, mais j’écris aussi (et surtout) cet article pour toutes les personnes qui baignent dans le monde de la formation en ligne (et je sais qu’il y en a un certain nombre dans mes relations).

 

Formation en ligne
Un cours particulier de façon dématérialisée ?

La formation en ligne

Il y a deux mois, j’ai créé ma première formation en ligne. Une formation de plus de 6 heures de vidéos sur WordPress destinée aux débutants en la matière. Dans cette formation, je prends tout à partir de zéro : de l’achat du nom de domaine et de l’hébergement, jusqu’à la personnalisation avancée et le développement d’un site en passant par sa monétisation. J’ai choisi d’héberger cette formation sur la plateforme Udemy qui arrive tout juste en France. Vous pouvez vous la procurer pour à peine 20 euros en cliquant sur ce lien : Maitriser WordPress et créer des sites professionnels en 15 minutes. Une fois ma formation créée et uploadée sur les serveurs d’Udemy [depuis, j’en ai créé une nouvelle sur Keynote et l’Art du PowerPoint, comme je le relate dans cet article], j’ai du en faire la publicité afin d’en récolter les fruits. Pour ce faire, j’ai surtout publié sur Facebook et contacté quelques amis blogueurs. Dans le lot, il y avait Nicolas du site ABC Argent. Comme cela nous arrive de temps en temps, nous avons échangé plusieurs emails pour parler de nos projets respectifs et de plein d’autres choses. Dans l’un de ces mails, il m’a suggéré quelque chose : pourquoi ne donnerais-tu pas des cours particuliers dans tes domaines de prédilection sur Live Mentor ?

Udemy
Udemy

 

Le cours particulier

LiveMentor Formation en ligne
Le logo de LiveMentor

Curieux, et confiant dans ses conseils, je suis allé jeter un oeil sur le site LiveMentor. C’est une plateforme dont le principe consiste à mettre en relation des professeurs particuliers avec des élèves. Mais, sa particularité, c’est que les professeurs ne se déplacent pas chez leurs élèves. Ni l’inverse d’ailleurs. Les deux restent chez eux et font leurs cours par webcam. Je reconnais bien volontiers que j’ai trouvé ça un peu fou au début ; je n’étais pas tout à fait convaincu. Jusqu’au moment ou j’ai compris une chose : Live Mentor n’est pas une plateforme qui met en relation les étudiants avec des professeurs. C’est un outil qui permet aux professeurs (on les appelle les mentors) de donner leurs cours en ligne facilement : tout est parfaitement ficelé : votre étudiant arrive sur votre page, il réserve un cours et paye. De votre côté, vous n’avez qu’à valider cette demande de cours et à le lancer. Pour cela, rien de plus simple : en quelques clics, une session Hangout (le Skype en ligne de Google pour ceux qui ne connaitraient pas encore 🙂 ) va se lancer, et la visioconférence démarre. Si vous avez besoin d’un support, les applications Google sont à votre disposition : vous pouvez donc travailler ensemble et en temps réel sur un seul et même document. Cela permet par exemple à votre étudiant de travailler son exercice et vous de le corriger en temps réel. Pour les maths et les formules un peu compliquées, il y a même des outils disponibles pour cela. Un chat est aussi à votre disposition, au cas ou. Bref, vous avez vraiment un panel d’outils vous permettant de faire un cours particulier normal sans bouger de chez vous.

 

Les 3 profils d’étudiants

À mon avis, des plateformes comme Udemy et Live Mentor ne sont pas concurrentes ; elles sont complémentaires, dans le sens où il y a trois différents types d’étudiants : les autodidactes qui vont apprendre sur internet au grès des formations qu’ils trouveront (sur Udemy par exemple). Viennent ensuite ceux qui ont besoin d’avoir une personne physique à leurs côtés pour réussir à maitriser telle ou telle notion, tel ou tel procédé. Et viennent enfin ceux qui sont un peu ces deux profils : ils veulent d’abord apprendre (ou ils essayent au moins d’apprendre)  seuls avec les formations qu’ils trouvent, puis cherchent ensuite quelqu’un pour répondre à leurs questions. Dans ce sens-là, ces deux plateformes mentionnées sont assez complémentaires.

Formation en ligne
Moins facile de faire des cours particulier pour des choses plus manuelles. Mais faire une formation en ligne (sur Udemy par exemple) ne devrait pas poser de problème !

En terme de couts et de revenus, c’est surement la première solution qui est la plus intéressante : on peut trouver des formations vraiment pas chères (20 euros pour apprendre à maitriser WordPress par exemple ???? ) qui nous apprendront tout. Du côté de l’instructeur, il passe énormément de temps à préparer sa formation, mais dès que c’est fait, il n’a « plus qu’à » la vendre (c’est à mon sens la partie la plus difficile). De l’autre côté, il y a les cours particuliers qui permettent d’apporter des réponses précises et personnalisées à toutes les questions de l’élève. Souvent aux alentours de 20 euros de l’heure, cela reste une solution abordable pour l’élève et intéressante pour le mentor.

 

Un code déontologique pour la formation en ligne ?

formation en ligne
Une connexion internet suffit désormais à se former !

Mais que faire quand un étudiant est dans la situation trois, c’est-à-dire qu’il souhaite suivre votre formation puis prendre des heures de cours particulier avec vous ? Ou bien qu’il souhaite prendre des heures avec vous puis désire ensuite avoir accès à votre formation pour l’aider à développer ses compétences ? Faut-il donner la formation gratuitement, ou donner des heures de cours particulier à moindres couts ? Car, le but premier de tout instructeur / mentor en ligne ne devrait pas être l’argent, mais bien le partage des connaissances. Mais d’un autre côté, le formateur doit aussi gagner son pain. Il n’y a pas encore de Code Déontologique du Formateur en ligne, mais peut-être faudrait-il en créer un afin d’éviter les abus qui pourraient apparaitre chez certains formateurs peu scrupuleux… 😉

Cet question est mineure à première vue mais demande néanmoins une réflexion certaine pour y répondre.  Mais ce n’est pas une question de ce type qui doit nous arrêter, car la formation en ligne à de très nombreux avantages. Je reviendrai dessus dans un prochain article, mais rien que le concept de l’élève qui note son professeur (ou sa leçon) est génial et est le marqueur d’une vraie petite révolution dans ce monde de l’éducation et de la formation en ligne.

De votre côté, avez vous déjà suivi une formation en ligne ou fait appel à un mentor pour prendre des cours particuliers (sur Udemy, Live Mentor ou d’autres sites web) ? Ou êtes-vous un formateur ou un professeur particulier ? Que pensez-vous de cette mutation dans le monde de la formation en ligne ?

Retrouvez-moi sur LiveMentor (j’enseigne le montage vidéo avec iMovie / Final Cut Pro X et la création de site web avec WordPress) ou sur Udemy (j’y enseigne WordPress et l’Art du PowerPoint).

Lettre à ma sœur : bienvenue dans le monde d’internet

Lettre à ma sœur : bienvenue dans le monde d’internet

Contexte : ceci est le premier mail envoyé à ma petite soeur à l’occasion de la création de sa (première) boite mail. Un message que j’aurais apprécié recevoir sur internet et les technologies, même si je l’aurais probablement oublié deux minutes après l’avoir lu…

Hello,
 
Ceci resteras dans les archives comme étant le premier mail de ton frère de toute ta vie entière. 😛
 
Peut-être que ça ne te parait pas grand-chose, mais, quand, dans quelques années, tu auras reçu et envoyé des dizaines de milliers de mails pour tes études, ton travail, tes amis, etc., et que tu retombera ou te souviendras de cet email, tu réaliseras à quel point ce que j’écris en ce moment est vrai (et inutile).
iPad danger internet
Internet est partout : dans la poche, sur la tablette, sur l’ordinateur…
 
Passons aux choses sérieuses : je te souhaite bien du courage, et fais attention à ne pas tomber dans le piège d’internet. Garde tes distances, reste éloignée de cette bestiole tant que tu le peux, car si tu lui donnes un doigt, elle te mangera le bras. Mais ça, c’est pareil pour les technologies : ouvre les yeux, regarde autour de toi et tu comprendras à quel point elles bouffent certaines personnes ! 
 
Fut une époque, on n’avait pas d’écran. Un jour il y a eu la télé, et on s’est mis à regarder un film de temps en temps. Puis ce temps en temps s’est transformé en tous les mois, toutes les semaines puis tous les jours. Et c’est la même histoire dramatique qui s’est répétée avec tous nos appareils électroniques. L’ordinateur ? Qui pensait il y a quelques années qu’en 2016 les gens passeraient plus de temps en compagnie de leur ordinateur qu’en compagnie de leur famille ? Personne. Ou pas grand monde. 
 
Donc, méfie-toi d’internet. Internet est un peu comme la sirène de l’Odyssée. Séduisant, mais dangereux. On pourrait faire comme Ulysse et s’attacher au mât d’un bateau après avoir pris soin de couler de la cire dans les oreilles de nos rameurs, mais je t’avoue qu’après de longues années à surfer, je n’ai trouvé ni mât auquel m’accrocher, ni rameur pour me permettre de profiter des joies de l’internet sans me faire dévorer.
Sirène danger internet
Internet est comme une sirène : n’essaye pas de jouer avec, tu vas perdre.
 
Après, il y a une autre école : celle qui consiste à dire qu’il faut se faire contaminer pour mieux être immunisé ensuite. Il suffirait d’utiliser internet à gogo pour arriver au point de saturation et être définitivement guéri. Après tout, c’est le principe du système immunitaire humain : on génère des anticorps pendant une maladie pour la chasser. On est ensuite immunisé un certain temps de cette maladie. Mais, le problème, c’est ce « certain temps » : rapidement, ou bien les anticorps faiblissent, ou bien le virus revient plus fort. Toujours est-il qu’on peut retomber malade. À mon avis, c’est pareil avec internet. On a beau dire qu’on sature, qu’on en ait marre, rapidement on se rend compte qu’internet nous est indispensable. On devient un peu addict à internet et ses fonctions et on ne peut plus s’en passer pendant plus de 48 heures.
 
Se détacher d’internet et des écrans ? C’est extrêmement difficile, mais c’est possible : il faut essayer de n’utiliser internet qu’en tant qu’outil. Utiliser internet comme une boite à outils. Ce n’est pas si simple que ça, puisque le principe du réseau internet, c’est que les liens hypertextes sont partout. On arrive sur une page pour chercher quelque chose, on trouve un lien qui nous intéresse et on clique dessus alors qu’il n’a aucun rapport avec ce que l’on cherchait au départ. Ça s’appelle la procrastination. Tu vas me dire que la procrastination peut nous permettre de mieux innover ; c’est moi même qui le dis. C’est vrai, mais ce n’est pas de cette procrastination que l’on parle. La procrastination sur le web est plus un vampirisme qu’autre chose : notre être est captivé, aspiré dans la toile jusqu’à ce que quelque chose de plus fort nous en sorte. 
 
Et comme je te le disais plus haut, ceci est vrai pour un peu toutes les technologies qu’on utilise quotidiennement. Et ce sera encore pire quand tu auras un smartphone (Dieu t’en préserve) ! Tu me connais, je suis un sacré geek. Il n’empêche que je ne me rachèterai sûrement pas d’iPhone de sitôt, car à cause de lui, j’ai perdu un temps fou, et je pense qu’il tuait ma (bien faible) productivité. Je vais d’abord patienter un peu avec mon Sony Ericsson, et quand je me sentirai « immunisé », je réparerai mon iPhone tout bousillé pour l’utiliser à nouveau.
Danger internet
Quand tu vas sur internet, demande-toi toujours : « qu’est ce que je cherche ? »
 
J’espère que ça t’effraye un peu et que tu ne vois pas internet et les écrans en règle général comme un ami, mais comme un outil. Comme tous les outils, ces moyens technologiques peuvent être très puissants s’ils sont bien utilisés, mais aussi dévastateurs s’ils le sont mal. Avec un ciseau à bois, on peut fabriquer de belles sculptures en bois. Mais on peut aussi se le planter dans la cuisse (histoire véridique qui est arrivée à l’une de mes connaissances). Le résultat n’est pas le même, mais l’outil est le même. Ce qui différencie les deux situations, c’est la façon dont on utilise l’outil.
 
Voilà donc comment je te conseille d’utiliser internet : comme un outil. Et pour ne pas te planter internet dans le mollet, je te conseille de faire comme suit : à chaque fois que tu vas sur un ordinateur faire quelque chose, tu dois savoir exactement quel est ton but, ton objectif. Une fois ton objectif fixé, il faut que tu t’efforces régulièrement de te redemander intérieurement si ce que tu fais actuellement t’aide à atteindre ton objectif ou non. Si tu cherches la recette des gnocchis et que tu te retrouves sur ta page Facebook, tu te plantes internet dans la jambe. Si t’es sur Marmiton, t’es sur le bon chemin. Dès que tu es sur internet, demande-toi : « qu’est ce que je fais ? Pourquoi je le fais ? ».
 
Sirène danger internet
Méfie toi d’internet !

 

Après avoir perdu quelques années sur internet, c’est le seul remède que j’ai trouvé. J’ai pourtant essayé pas mal de solutions pour modérer la perte de temps, mais aucune n’a vraiment fonctionné. Garde donc toujours ça au coin de ta tête. À priori, tu auras oublié ça dans quelques minutes. Plus les années vont passer, plus tu vas passer de temps sur internet. Ce sera encore pire quand tu auras un ordinateur (on y est pas encore, heureusement), et encore, encore, encore pire quand tu auras un téléphone intelligent : internet dans la poche… Puis un jour tu vas réaliser que tu perds un temps fou. Alors tu te souviendras peut-être de ce premier mail. Et tu essayeras alors peut-être de modérer tes connexions en pensant toujours : « qu’est ce que je suis en train de faire ? ». À moins que tu ne trouves un autre truc d’ici là ; alors, il faudra que tu me le fasses partager, car moi aussi j’aimerai bien me faire accrocher au mât pour aller écouter la Sirène Internet sans me faire avoir.

 
Bienvenue dans le monde merveilleux d’internet. 🙂
 
Étienne
Comment l’iPhone a tué ma productivité

Comment l’iPhone a tué ma productivité

La théorie : l’iPhone comme utilitaire

Un peu geek sur les bords depuis un bout de temps (je répare les ordinateurs de mes parents depuis que je suis tout petit !), j’ai réussi à acheter un iPhone dès ma classe de première, grâce à l’argent que j’avais gagné en faisant mes magouilles informatiques (que je passerai sous silence…).

Dès son acquisition, je me persuadais que c’était un outil de travail. Peut-être était-ce aussi (et surtout ?) pour convaincre mes parents qui ne voyaient pas spécialement d’un bon œil ce nouveau venu, alors que mes résultats en maths n’étaient pas du tout à la hauteur de leurs espérances…

iPhone danger
Les dangers de l’iPhone (et du smartphone) sont nombreux !

Qui dit outil de travail dit applications uniquement utilitaires et de productivité. Malheureusement, de temps en temps un jeu apparaissait. Puis, quelques semaines plus tard, je réalisais qu’il y en avait en fait une page entière. Mais rien de grave, c’est juste « pour me divertir, car il faut savoir penser à autre chose de temps en temps ». Sauf qu’on pense déjà à autre chose tout le temps. Avons-nous vraiment besoin de nous distraire de la sorte ? Je lisais récemment un article d’Alex Bortolotti à propos de la culture dans lequel il dressait un constat que je partage totalement : on a pris l’habitude de se divertir en perdant du temps, notamment grâce aux écrans, à la télé et aux séries débiles. Mais ce que l’on veut oublier, c’est qu’il existe bien d’autres manières de se divertir, qui plus est, de façon intelligente : un bon livre, une pièce de théâtre, une comédie musicale, un bon film, de la bonne musique, un chouette musée, une promenade sympa, etc.

Quand on prend un peu de recul sur notre façon de consommer (car c’est bien de cela qu’il s’agit) au quotidien, relire ces quelques lignes d’Aldous Huxley peut donner quelques frissons légitimes :

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Aldous Huxley 1939

Glaçant. Surtout quand on sait que ça date d’il y a plus de 70 ans…

La pratique : l’iPhone, un outil à double tranchant

Toujours est-il que, avec le prétexte de « se divertir », mon iPhone se remplissait d’app non productive, alors que j’essayais de me convaincre intérieurement que si j’avais un smartphone de ce genre, c’était seulement pour travailler. Mais, à force d’aller dans mes réglages et de constater que je vidais une batterie par jour (c’est-à-dire entre 3 et 5 heures avec l’iPhone déverrouillé) je me suis dit que je perdais pas mal de temps. À plusieurs reprises, j’ai supprimé toutes les apps « non productive » de mon iPhone. Puis, quelques semaines plus tard, elles réapparaissaient une par une, jusqu’au moment ou je prenais pour la énième fois la résolution de les supprimer et de refaire de mon iPhone seulement un outil de travail…

Un beau jour, ayant besoin d’argent pour mon projet Opé-Ciné, j’ai du revendre mon iPhone 5S. J’ai alors récupéré un vieil iPhone 5 que j’avais prêté à un proche. Il fonctionnait encore, mais l’écran était en miette (entre autres). Je l’ai utilisé pendant trois bons mois avant de le re-re-re-re-refaire tomber une dernière fois par terre. J’ai, ce jour, définitivement cassé mon écran : l’iPhone fonctionnait encore, mais l’écran était noir (LCD mort) et ne répondait plus (tactile mort). Ayant les compétences, j’aurais pu racheter un écran et réparer cet iPhone. Mais, ma flemme légendaire et ma non-envie de dépenser 60 € pour acheter une nouvelle vitre m’ont poussé à ne rien acheter du tout. Je suis donc, depuis ce jour, avec un formidable Sony Ericsson k530i.

k530i iphone productivité
Mon nouveau portable, après mon iPhone 5S puis iPhone 5 ! J’en suis ravi !

OK, je vous l’accorde, je mets beaucoup plus de temps à écrire un SMS. C’est vrai aussi que c’est un peu plus la galère pour trouver mes contacts (je les ai perdus en les transférant, car ils n’étaient pas sur ma carte SIM). Je reconnais aussi que c’est vraiment très long et fastidieux d’aller sur internet avec ce téléphone (je l’ai fait une fois, juste pour la gloire, car attendre deux minutes avant que google ait fini de se charger.)… Mais à part ces quelques points (auxquels on se fait vite), quel changement ! Rendez-vous-en compte : je viens de gagner au minimum trois heures par jour !

Vous allez me dire, j’utilisais beaucoup mon iPhone pour regarder mes mails, lires les actualités ou faire des recherches sur internet pendant mes déplacements, lorsque je marchais, et donc qu’à ce titre, ce n’était pas de la perte de temps puisque je n’avais alors rien de mieux à faire. Et pourtant ! Je vous assure que de se laisser aller à ses pensées est un exercice aussi productif qu’intéressant, et je ne peux que vous encourager à vous y livrer. C’est édifiant et constructif. 🙂

Que fais-je donc avec ce temps de gagné ? Comme je l’écrivais à l’instant, je prends déjà plus de temps pour réfléchir. À quoi ? À tout et à rien. Tout dépend de la situation. Ce temps libéré est aussi l’occasion pour moi de renouer (un peu) avec la lecture : je viens de finir le superbe roman de Jane Austen : Orgueil et Préjugés (non, ne regardez surtout pas la version avec Keira Knightley ; la version de la BBC de 1995 avec Colin Firth est, en plus d’être bien plus fidèle, bien mieux jouée et bien plus captivante). Cela m’a aussi permis de me rendre compte que je m’impliquais de moins en moins dans mon projet, et que j’y passais de moins en moins de temps. Le constat fait, j’ai pris soin de corriger le tir et de m’y remettre à fond.

iPhone tué productivité
Changer l’écran de l’iPhone 5 n’est vraiment pas très compliqué !

En plus de cela, l’iPhone est un « anti-penseur » : à chaque fois qu’on a le moindre problème, la moindre question, on sort son smartphone pour faire une recherche Google, regarder ses mails, envoyer sa question par SMS ou par Messenger pour avoir une réponse dans la minute. La précipitation n’est pas une bonne chose, selon moi. Et l’on devrait plus souvent prendre son temps et réfléchir par nous-mêmes quelques minutes avant de solliciter notre smartphone…

Je ne m’étends pas plus, car vous avez l’idée : en pensant avoir dans les mains un outil de travail, on essaye de se convaincre à tout prix qu’il nous servira à être plus productifs. De fait, que nenni : ce petit outil fait perdre, à une majorité d’entre nous, plus de temps qu’il n’en fait gagner. À bon entendeur…

Je serais enchanté de connaitre votre avis sur la question !